africa: Businessguide 2010


Shikwati_James

James Shikwati

Directeur, Réseau Economique Inter-Régions IREN et magazine The African Executive



 

Question d’avenir

Communiqués des personnalités importantes pour les futures relations germano-africaines

L'Afrique, et particulièrement l'Afrique subsaharienne, est depuis 50 ans « piégée » par les exportations de matières premières et les économies agrariennes. Les systèmes politiques faibles du continent, ses cadres institutionnels discutables et ses liens commerciaux minimes avec les marchés mondiaux sont considérés comme des facteurs de sa stagnation. L'avenir des relations afro-allemandes dépend de la position que prendra l'Allemagne : libérer les Africains des chaînes de marchés internationaux contrôlés ou appliquer une politique d'exploitation économique qui accentue le sous-développement du continent. Ce que le monde a oublié d'examiner, c'est le rôle que les systèmes économiques et politiques planifiés imposés à l'Afrique par des institutions internationales telles que la Banque mondiale, le FMI et les NU, entre autres, a joué dans sa stagnation.

L'Allemagne et sa position unique en tant qu'actionnaire important de la Banque mondiale et au FMI doit utiliser son système économique de marché social unique pour inciter les pays africains à augmenter leur productivité. L'Afrique a besoin d'un secteur commercial local dynamique qui puisse favoriser un environnement commercial sain et exiger des dirigeants politiques qu'ils assument leurs responsabilités. C’est dans l’intérêt du privé en Allemagne de devenir actif dans un marché africain dynamique doté d’un milliard de personnes. Un marché africain dans lequel on respecte le droit de propriété légal en vigueur et où prévalent les principes constitutionnels, un marché qui détient des conditions cadres juridiques claires et efficaces pour l’économie, ce sans corruption ou ingérence politique.

Un partenariat proactif entre les hommes d’affaires allemands et ceux d’Afrique est le premier pas pour une relation positive. Se débarrasser des agences internationales remplies de bonnes âmes, c’est certainement faire des Africains des parties prenantes de leurs propres pays puis c’est favoriser des conditions cadres macroéconomiques stables. Le fait de libérer les hommes d’affaires africains de systèmes de marchés internationaux protégés devrait dynamiser les relations à venir entre l’Afrique et l’Allemagne.